- Surface de l'unité foncière
- 4 350 m²
- Activités passées
- Capitale royale au XVe siècle, la ville de Mehun est renommée pour les vestiges de son château dont les deux tours restantes donnent encore la mesure de l’édifice exceptionnel des “Les Très Riches Heures du duc de Berry”. Une main-d’œuvre bon marché, des ressources d’eau et de bois en abondance, ainsi que les découvertes de sables fins, d’argile et parfois de kaolin font du Berry un centre important du développement de la porcelaine. Son histoire commence en 1799, dans les dépendances du château de Foëcy, commune voisine de Mehun sur Yèvre, après l’association entre Monsieur Klein et Jean-Louis Richard Pillivuyt. Les manufactures Pillivuyt perdurent encore aujourd’hui. Le canal de Berry, déclassé en 1951, permettait le transport du charbon des mines de l’Allier vers les forges et fours de porcelaine du Berry. Depuis quelques années, les berges sont aménagées en piste cyclable et très efficacement mises en valeur. Le tronçon Vierzon - Bourges est consolidé et donne un nouvel élan au développement touristique de la région. La manufacture dite Pigois, une parmi d’autres situées le long du canal de Berry, s’est développée à partir des années 1875/1878 et c’est de cette époque que date une partie importante des bâtiments, avec plusieurs propriétaires successifs : M. Renaud dès 1855, attiré par la renommée de Pillivuyt, puis M. Herny qui cède à M. Louis Pigois qui, les ayant achetés à titre personnel, les apportent en capital à la Société Pigois suivant acte sous seing privé en date du 13 mars 1947. Ensuite l’ensemble a été cédé à la SCI Le Gué Marin auprès de M. Guillou, auprès le tribunal de commerce de Bourges, en qualité de syndic du règlement judiciaire de la Société Anonyme Pigois, en date du 23 décembre 1978. Les bâtiments furent ensuite acquis par la commune de Mehun sur Yèvre le 12 avril 1983 auprès le tribunal de commerce de Bourges après la liquidation des biens de la société civile le Gué Marin, qui les a ensuite cédés à la SCI Canal 18, représentée par M. Delattre, le 21 janvier 1986. Aujourd’hui, la SCCV La Fabrique des Arts, porteur du présent projet, s’en est porté acquéreur au terme d’un compromis de vente signé le 19 septembre 2021. Ainsi, depuis 1978, les bâtiments ne sont plus utilisés et n’ont plus été entretenus, ce qui explique leur état actuel. Dans cette friche, se trouve également une autre ancienne manufacture de porcelaine, les Établissements Chadefaud, dont les bâtiments datent de la même époque. Après la fermeture de la société en 1985, ils furent rachetés par la mairie et vendus ensuite à Bruno et Katia de Pirey en 2002. En grande partie réhabilité, cet ensemble abrite aujourd’hui leurs ateliers et logement. Propriétaires successifs, activités exploitées sur le site, opérations de sécurisation du site, pollutions connues, procédures engagées pour dépolluer, références BASIAS/BASOL13 [Suivant informations récolées et confirmée avec Monsieur Philippe Bon, archéologue et spécialiste de l’histoire communale]