- Surface de l'unité foncière
- 84,9 ha
- Activités passées
- Description qualitative à la date du 05/01/2001 (BASOL Picardie 60 : site n°19) : " A l'initiative de la Société GENERAL ELECTRIC PLASTICS une étude d'évacuation des pollutions des sols du site et de faisabilité de la réhabilitation a été menée en 1991 et transmise à l'administration en 1992. Cette étude a montré, d'une part, une contamination du sol de la lagune, d'autre part, une pollution du sol et des eaux souterraines sous l'ancienne décharge du site, et enfin, une contamination des eaux sous le centre de l'usine. Suite à cette étude et à la demande de l'administration, en 1994, une étude complémentaire sur les risques a été réalisée et des propositions précises de réhabilitation de l'ancienne décharge ont été remises par l'exploitant en juin 1996. Un programme de surveillance à long terme et de réhabilitation, de l'ancienne décharge interne, comportant un confinement associé à un traitement des eaux contaminées extraites a été prescrit par voie d'arrêté préfectoral en date du 19 juin 1997. Durant le second semestre 1997, le confinement de l'ancienne décharge a été réalisée avec notamment la mise en place d'une paroi moulée et d'une couverture sur la zone confinée. Un dispositif d'extraction des lixiviats à l'intérieur et à l'extérieur de la zone de confinement a également été réalisé. Les lixiviats sont traités sur place par oxydation catalytique avant d'être rejetés dans le collecteur d'eaux pluviales. Une autosurveillance des rejets est effectuée afin de s'assurer de l'efficacité du système de traitement des lixiviats ainsi récupérés. Concernant le suivi de la qualité des eaux superficielles et souterraines de l'ancienne lagune et du centre de l'usine, les résultats des campagnes périodiques de mesures, les derniers en date 05 janvier 2001, suggèrent une tendance à la baisse des teneurs en polluants, notamment pour les cyanures. Le programme de suivi prescrit à l'arrêté préfectoral du 19 juin 1997 doit être poursuivi afin de confirmer cette évolution positive. " Base de données Mérimée-Ministère de la Culture et de la Communication-Direction de l'Architecture et du Patrimoine : " Le site industriel actuel occupe l' emplacement d' un moulin à farine, mentionné en 1060 sous l' appellation Moulin de Creveoeur, donné lors de la fondation du prieuré Saint-Sépulcre. A partir du 16e siècle il prend le nom de Moulin de Villers. Plusieurs fois détruit, reconstruit et agrandi au cours des siècles, ce moulin est remplacé en 1870 par une usine chimique fabriquant de l' ammoniac, de l' acide salicylique, des sels de plomb et de l' alcool. En 1885, Henry Gall, ancien directeur de la société des ingénieurs civils, dirige l' entreprise et procède l' année suivante à des essais de fabrication de chlorate par électrolyse. En 1889, Gall s' associe à Montlaur et crée la Société d' Electrochimie. L' entreprise développe alors la production d' éther sulfurique et d' acide fluorhydrique en même temps qu' elle continue celle de l' ammoniac. Parallèlement, le site accueille une usine de minium exploitée par M. Thibault, puis une distillerie. En 1903 est créé un atelier de bioxyde de barium, complété en 1907 par un autre atelier de cyanure, suivant le procédé Castner. Durant la Seconde Guerre mondiale, l' usine, réquisitionnée par l' Allemagne, fabrique du Xyclon B. A partir de 1960, le site se transforme pour la fabrication d' ABS (Acrylonitrile, Butadiène et Styrène) . De nouveaux bâtiments et équipements (château d' eau, station de pompage, centrale électrique) sont alors construits et des modifications importantes sont apportées. En 1973, les ateliers de cyanure de sodium et de noir de carbone sont abandonnés, puis détruits. Parallèlement, le centre Fiche Détaillée Basias - PIC6002273 https://fiches-risques.brgm.fr/georisques/basias-detaillee/PIC6002273 5 sur 6 19/04/2022, 17:38 de recherche et de développement est construit. Dans les années 1980, d' autres ateliers de fabrication sont démontés. C' est le cas de ceux destinés au cyanure de potassium et de sodium. Après avoir appartenu à Ugine Kulhmann et sa filiale Plastimer, Borg-Warner Chemical Europe, le site a été intégré à Général Electric et constituait le seul site en France à produire des ABS. 1909 : l' usine Thibaut est dotée d' une machine à vapeur Farcot de 90 ch. 1939 : 180 salariés. 1960 : 650 salariés. Après la première crise de l' industrie chimique en 1973, les effectifs diminuent pour ne plus atteindre en 1999 que 270 salariés. " Ce site industriel appartenait à l’entreprise GE Plastics, puis à l’entreprise SABIC, puis plus récemment à l’entreprise IEP,